«Engagée dans une démarche pluridisciplinaire, elle travaille depuis un an à la mise en musique de son récit féministe et initiatique « Conte des heures salines » en duo avec l9artiste Xing Yang. Elle poursuit dans le même temps des expérimentations sur l’anthotype, un procédé photographique qui permet d’obtenir des tirages à partir de jus végétaux.
L’artiste place l’effacement, la disparition, l’oubli et la silenciation au centre de son travail. Elle fabrique des « espaces » tantôt sous la forme d’un livre, tantôt sous celle d’une projection, d’une installation ou d’une performance.
Ceux-ci donnent à exister des histoires qui ne peuvent plus, par défaut ou à dessein, être entendues ni perçues, mais qui ont laissé une empreinte physique, corporelle ou psychique.
Elle emploie des matières brutes (terre, plantes, rebuts) pour matérialiser ce qui est désormais devenu imperceptible. Elle s’attache également à rendre tangible le lien sensible établit entre un être et les différentes formes du vivant (végétal, animal, humain)».
Chloé HEYRAUD
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