Conséquences du gel des crédits de la part collective – Pass Culture
Suite à l’annonce du plafonnement de la part collective du Pass culture à 50 millions d’euros jusqu’en juin 2025, BLA! se mobilise pour faire entendre la parole des professionnel·les de la médiation en art contemporain, mais aussi celles des artistes intervenantes et celles des professionnel·les de l’éducation et de l’enseignement.
Nous, professionnel·les de la médiation culturelle en art contemporain, salarié·es ou indépendant·es, nous vous adressons notre vive inquiétude quant à l’avenir du Pass Culture et, en particulier, la part collective.
Ce dispositif, qui est désormais l’outil principal à activer par les professionnel·les de la médiation, en étroite collaboration avec les professionnel·les de l’éducation et de l’enseignement, tend à garantir l’accès des jeunes à la culture et finance en partie la mise en place de projets d’éducation artistique et culturelle.
Or, les coupes budgétaires annoncées pourraient impacter fortement ces crédits, mettant en péril la continuité de nombreux projets culturels.
L’annulation des projets 2024-2025 n’est pas une option pour les professionnel·les de la médiation qui se sont déjà engagé·es avec les jeunes, leurs enseignant·es, leurs directeur·ices d’établissements et les artistes-intervenants.
Réduire cette part collective reviendrait à priver une partie de la jeunesse d’un accès équitable aux propositions culturelles, notamment dans les territoires les plus fragiles, car c’est à ce jour, parfois, le seul financement possible depuis le retrait de certains partenaires.
Sans un soutien financier pérenne à l’échelle nationale, les professionnel·les de la médiation ne pourront plus remplir leur mission de conception et accompagnement de projets d’éducation artistique et culturelle.
Les structures qui œuvrent quotidiennement sur le terrain se retrouveraient contraintes de revoir à la baisse leurs propositions, voire d’abandonner certains projets.
Cette diminution des crédits va aussi contraindre les structures culturelles à puiser dans leur propre trésorerie (quand cela est possible) pour maintenir coûte que coûte les projets d’éducation artistique et culturelle et permettre, entre autres, aux artistes-intervenant·es de recevoir une rémunération.
Nous vous demandons donc solennellement de maintenir et de sanctuariser les crédits dédiés à la part collective du Pass Culture.
Nous demandons également un renforcement de la place et du financement des temps de médiation culturelle ; un souhait que vous avez annoncé lors de vos précédentes prises de paroles sur l’avenir du Pass Culture.
Nous demandons aux instances gouvernantes à être associé·es aux futures évolutions du Pass Culture. Il en va de la démocratisation culturelle, de l’égalité des chances et de la formation de futurs citoyen·nes éclairé·es et sensibles aux enjeux artistiques et culturels.