Née en 1985, Mélissande Herdier se passionne très tôt pour l’archéologie et les mythes anciens. Elle étudie d’abord l’histoire de l’art à l’université de Tours où grandit sa fascination pour l’univers des peintres romantiques et pour l’iconographie médiévale. Désormais motivée par l’apprentissage du dessin, elle intègre l’école Brassart, école d’arts graphiques, dont elle sort diplômée en 2010. La jeune dessinatrice s’épanouie ensuite quelques années à Paris dans le milieu de l’illustration publicitaire. En 2016, elle s’installe dans la région de son enfance et intègre les ateliers collectifs de la Morinerie, à Saint-Pierre-Des-Corps.
L’artiste a participé à plusieurs expositions en France et en Belgique. Certaines de ses œuvres ont notamment été montrées sur la façade du CCC OD à Tours et présentées au CAC l’ar(T)senal à Dreux, ou encore à l’occasion d’Art au Centre #12 à Liège, en Belgique.
L’artiste explore les vastes potentiels du dessin au graphite et aux crayons de couleurs, du pigment minéral en poudre à l’aquarelle. En quête d’espace et de bouleversements d’échelle, elle élargie ses expérimentations au volume céramique et à la vidéo. Au gré de ses errances, elle capte des bribes d’environnements naturels par la photographie et la collecte d’objets : cailloux, fossiles, fragments de roches volcaniques, restes d’animaux… Des observations multiples sont déclinées, provoquant l’immersion dans la matière de ce qui nous entoure. Au-delà de ces extraits documentaires se construit un récit, sorte de divagation scientifique mêlant expédition savante et quête philosophique du mythe originel. L’idée d’une cosmologie des éléments se dessine à travers un état de rêverie, une volonté de comprendre le lien entre les choses.
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