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Que demain reste

Anaël ALAOUI-FDILI et Farah BAHHAR | Exposition coproduite avec l'Ensa Bourges, dans le cadre du parcours artistique estival BOURGES CONTEMPORAIN 2026 | du 08 septembre au 02 octobre 2026

Visuel de l'exposition Que Demain Reste à la Transversale
Visuel de l'exposition "Que demain reste", Anaël Alaoui-Fdili & Farah Bahhar, LaTRANSVERSALE, image numérique, 2026

08 septembre → 02 octobre 2026

La Transversale Lycée Alain Fournier - 50 Rue Stéphane Mallarmé 18000 Bourges

Gratuit
Accessible PMR

du lundi au vendredi, de 14h à 18h, en présence des artistes
entrée libre, sans réservation

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contact.latransversale@gmail.com

06.59.02.32.34

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Visuel de l'exposition Que Demain Reste à la Transversale
Visuel de l'exposition "Que demain reste", Anaël Alaoui-Fdili & Farah Bahhar, LaTRANSVERSALE, image numérique, 2026
L’exposition poursuit une approche décoloniale de la mémoire, où récits, objets et formes circulent entre expériences intimes et dynamiques collectives. Par l’usage d’objets du quotidien transformés, détournés ou assemblés, elle compose un ensemble fragmentaire où matériaux, technologies low-tech et récits en construction se rencontrent, faisant apparaître des récits absents ou invisibilisés.

Pour la sixième année, l’École nationale supérieure d’art de Bourges s’associe à la Transversale pour proposer une première expérience professionnelle d’exposition, de commissariat, de médiation artistique et d’animations d’ateliers à de jeunes diplômé·es issu·es de ses rangs. L’exposition 2026, qui s’inscrira dans la programmation de la manifestation Bourges Contemporain 2026 dont elle viendra clore la période en fin d’été, offrira à deux jeunes diplômées 2024 (DNSEP, grade Master) de l’Ensa, Anaël ALAOUI-FDILI et Farah BAHHAR, des conditions optimales de création artistique et d’exposition, augmentées par des rencontres artistiques et pédagogiques avec la Classe préparatoire du lycée Alain-Fournier (CPES-CAAP).

Anaël ALAOUI-FDILI et Farah BAHHAR développent des pratiques pluridisciplinaires mêlant dessin, peinture, vidéo, installation immersive holographique et sonore, ainsi que des formes picturales et sculpturales. Si leurs approches et leurs langages plastiques diffèrent, leurs recherches se rejoignent autour d’une attention portée aux récits, aux formes de transmission et aux traces laissées par les expériences vécues.

À travers des formes fragmentaires et sensibles, les artistes explorent la manière dont les récits prennent corps dans les objets, les espaces et les images. Leurs œuvres s’intéressent à ce qui persiste : les traces laissées par les expériences individuelles et collectives, les mémoires qui se transmettent entre générations, les histoires qui se transforment ou demeurent invisibles.

Dans le travail de Farah BAHHAR, le corps apparaît comme une archive où s’inscrivent des mémoires multiples. Sa pratique construit des espaces où se superposent présence et absence, proximité et distance, révélant les mouvements silencieux qui traversent les histoires individuelles et collectives marquées par des expériences diasporiques. Les formes y demeurent ouvertes, en perpétuelle recomposition, à l’image des récits qu’elles convoquent.

La pratique d’Anaël ALAOUI-FDILI s’appuie quant à elle sur les outils de la fiction spéculative et de la science-fiction. À travers des environnements hybrides mêlant matériaux simples, vidéo, son et objets sculpturaux, elle imagine des mondes où les frontières entre réel et virtuel deviennent poreuses. La fiction y agit comme une matrice génératrice de fragments issus d’univers plus vastes : indices, artefacts ou vestiges de futurs possibles. Le récit devient alors un moyen de déplacer les récits dominants, de questionner les imaginaires technologiques contemporains et d’ouvrir des espaces où d’autres formes de vie, de mémoire et de projection collective peuvent émerger.

Sans chercher à produire un récit unique, l’exposition met en dialogue différentes temporalités, expériences et imaginaires. Les œuvres composent un ensemble de passages, comme des portails où mémoire, fiction et matière se rencontrent. Elles interrogent notre manière d’habiter le monde, de transmettre nos histoires et d’inventer celles qui restent à venir.

Cette exposition bénéficie d’un financement exceptionnel de la Région Centre-Val de Loire, les artistes Anaël ALAOUI-FDILI et Farah BAHHAR d’un aide financière Soutien à la production de l’Ensa Bourges.

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