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Hommage à Max Ernst, Richard Fauguet.

Une exposition de Richard Fauguet

25 → 04 avril 2027

Maison Max Ernst & Dorothea Tanning 12 rue de la Chancellerie 37420 Huismes

La Maison Max Ernst et Dorothea Tanning est ouverte sur rendez-vous.
Réservations et informations: info@maison-max-ernst.org/ tél: 06.89.93.52.23

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06 89 93 52 23

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Hommage à Max Ernst de Richard Fauguet est d’abord une œuvre réalisée in-situ. Un grand mural réalisé en frottage dans l’atelier de Ernst, illustrant le célèbre triptyque de sculptures monumentales en pierre Corps enseignant pour une école de tueurs, réalisé à Huismes en 1967.

En août 1925 dans un hôtel à Pornic, Max Ernst (1891-1976) réalise des frottages, sur le plancher de la chambre, qui associent plusieurs éléments sur le principe de ses collages et produit ainsi d’étonnantes figures : paysages, natures mortes, fruits, végétaux, silhouettes animales et humaines…Ainsi va naître le fameux recueil de 34 planches photolithographiées d’après ses frottages, édité en 1926, sous le titre Histoire naturelle, avec une préface de Jean Arp. Cette technique du frottage, Max Ernst en usera avec virtuosité tout au long de sa production, tant graphique que picturale. A Huismes en 1963, le réalisateur et cinéaste Peter Schamoni a immortalisé l’artiste à l’étage de cet atelier dans l’exercice de cette création aveugle. En effet, l’image produite ne peut être qu’une somme d’ajouts dans sa composition, sans retraits ou corrections possibles. L’image définitive est aventureuse et mentale et appartient au seul imaginaire de l’artiste au moment de son exécution. L’artiste Richard Fauguet, poète de l’assemblage graphique et sculptural, a relevé le défi « du plus grand frottage » pour rendre Hommage à Max Ernst, dont il respecte et mesure toute la vitalité et l’ingéniosité dans le récit de ses œuvres marquantes du XXème siècle. Produite à la Maison Max Ernst, d’après les surfaces des sols de l’atelier, d’une salle de bain, de l’opus incertum de l’entrée de la maison ou d’objets divers, la proposition monumentale de Richard Fauguet relève de la maîtrise et d’un défi physique à l’échelle du corps pour la réalisation de chacun des six lés de papier de 3,20 x 1,30m. Pour réaliser l’exploit de cette production, Richard Fauguet s’est inspiré des motifs du fameux triptyque de sculptures en pierre, Corps enseignantpour une école de tueurs, de 1967. Cette œuvre, dont les maquettes en plâtre furent créées dans cet atelier, est une production de Max Ernst avec les tailleurs de pierre de l’atelier de Gilles Chauvelin à Cuzé, sur la commune de Huismes. L’ensemble, Séraphin le néophyte, Big Brother, Séraphine-Chérubin, avec La plus Belle, sera exposé dès 1968 à la Galerie Alexandre Iolas, boulevard Saint-Germain à Paris. Aujourd’hui, l’ensemble en pierre et les bronzes fondus ultérieurementfigurent dans de prestigieuses collectionsprivées, comme celle de François Pinault, ou publiques comme à l’entrée du Musée Max Ernst à Brühl, sa ville natale, près de Cologne.Pour compléter la présentation du frottage mural, Richard Fauguet présente trois sculptures en plâtre, Le plus Beau et ses chiens qui voisinent avec la lithographie Sign for a School for Pirates de Max Ernst, réalisée elle aussi en 1967.

Richard Fauguet est né à La Châtre en 1963, il vit et travaille à Châteauroux. Depuis sa première exposition personnelle en 1987, l’artiste n’a cessé d’être invité dans les institutions françaises, Frac, centres d’art et musées avec d’importantes acquisitions publiques et privées. Signe distinctif, il est le seul nominé à deux reprises pour le prix Marcel Duchamp ! Attentif aux espaces de monstration, le déploiement de ses œuvres dans l’exposition répond – à chaque fois et jamais répété- à une exigence de perception et de récit pour l’artiste, quelque soit l’échelle des œuvres exposées. Il est représenté en France par la Galerie Art Concept à Paris.

L’exposition s’inscrit dans le cadre du Festival Ar(t]chipel 2026, avec la Région Centre -Val de Loire et le Centre Pompidou, qui honorent cette année la mémoire d’Alexander Calder et de Max Ernst décédés en 1976.

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