WAITING ROOMS – En attendant la métamorphose
Dessin – univers onirique
Depuis près de 30 ans, le musicien Arman Méliès dessine.
Entre deux séances d’enregistrement, à toute heure, il remplit de ses obsessions vaguement végétales des petits formats sur papier.
Rien de très savant, ni de très technique. Des lignes, très fines pour la plupart, réalisées à l’encre noire (où se mêlent parfois quelques taches de peinture), qui nécessitent néanmoins de l’application et du temps.
Une façon presque enfantine de dilater le temps, à moins qu’il ne s’agisse de l’accélérer.
Certains y verront une proximité avec les dessins automatiques, voire médiumniques, de Laure Pigeon ou Victorien Sardou, d’autres des motifs floraux ou aquatiques.
Pour Arman, il s’agit avant tout de suspendre le temps, sans but, sans discours, en attendant la seconde d’après et ce qui vient avec.
Arman Méliès, auteur-compositeur-interprète & musicien multi-instrumentiste
Depuis 2004, Arman Méliès a sorti 10 albums (le dernier en date, « Ambrosia », vient de paraître) et a écrit et joué pour d’autres artistes tels que Alain Bashung, H.T. Thiéfaine ou encore Daniel Auteuil.
Fort de ses multiples expériences, Arman Méliès s’est construit un patronyme solide dans le monde de la création française et la réputation d’un artiste inclassable, capable d’enchaîner un album orchestral bercé d’électronique avec des compositions folk-rock, intimes ou flamboyantes.
Un défricheur, curieux qui, au Théâtre de la Ville, a depuis 2010 créé les musiques des Sorcières de Salem, d’Alice de l’autre côté du miroir, ou du Songe d’une nuit d’été, mises en scène par Emmanuel Demarcy-Mota.
Passionné d’Art, (deux de ses albums font référence à Annette Messager, et il a composé deux albums consacrés à l’œuvre de James Turrell et Jean-Michel Basquiat).
Arman Méliès dessine depuis toujours et a réalisé sa première exposition en 2015 à Paris.
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