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Compte-rendu · Séminaire sur la liberté de création et de diffusion dans les arts visuels

Présentation

Le mercredi 11 juin 2025, le CIPAC – Fédération des professionnels de l’art contemporain organisait un séminaire sur la liberté de création et de diffusion dans le secteur des arts visuels avec l’Observatoire de la liberté de création, au Palais de Tokyo à Paris.

Soutenu par la Direction générale de la création artistique du ministère de la Culture, ce séminaire s’inscrivait dans le cadre du Plan pour la liberté de création annoncé par le ministère de la Culture en décembre 2024, réaffirmant les trois principes importants consacrés par la loi n°2016-925 du 7 juillet 2016 relative à la liberté de création, à l’architecture et au patrimoine (loi LCAP) :

  • la liberté de création artistique,
  • la liberté de diffusion de la création artistique,
  • la liberté de programmation artistique.

L’un des axes de ce plan, engagé à partir de 2025, est l’information et l’accompagnement des artistes et des professionnels de la culture.

Le séminaire était à destination de toutes les professionnelles et tous les professionnels du secteur des arts visuels. Il a été organisé en dialogue avec l’Observatoire de la liberté de création, qui se mobilise depuis 2002 pour aider et accompagner les artistes et les professionnelles et professionnels de la création.

Le contenu du séminaire, élaboré par un comité de programmation réunissant des membres du CIPAC, la direction de l’Observatoire de la liberté de création, la haute fonctionnaire chargée de la liberté de création et des professionnels de l’art contemporain, visait à offrir à toutes et tous une meilleure compréhension du cadre juridique de protection de la liberté de création et de diffusion, et d’outiller pour mieux prévenir et savoir réagir à ses atteintes.

Restitution des ateliers du séminaire

Le 11 juin 2025, l’après-midi du séminaire a été consacré à quatre ateliers pratiques sur les sujets suivants :

  • L’atelier 1, « Censure politique et gouvernance », fut destiné à imaginer les réactions et marges de manœuvres des gouvernances des lieux de diffusion pour garantir la liberté de création et de diffusion.
  • L’atelier 2, « Pressions citoyennes », identifiant les différentes formes de pressions exercées sur la présentation d’une œuvre, s’est penché sur les manifestations de ces pressions et s’est attaché à trouver les moyens à mettre en œuvre pour leur résister et créer le dialogue en cas d’opposition.
  • L’atelier 3, « Autocensure et invisibilisation », a organisé un partage d’expériences pour identifier les autocensures dans la création, dans la programmation et dans l’accompagnement des artistes et des publics, s’attachant à évaluer si elles débouchent systématiquement sur une invisibilisation.
  • L’atelier 4, « Quelles médiations contre la censure ? », s’est penché sur les mécanismes et arguments de censure des publics. L’atelier a mis en évidence les moyens de prévenir la censure et d’éviter qu’elle ne se manifeste violemment, en amont de l’ouverture des expositions, mais aussi en aval en sachant réagir à des critiques ou à des actes violents, tout en donnant aux publics les clés de compréhension des œuvres susceptibles de choquer.

Le 11 juin 2025, Sylvie Coëllier, Laurence D’Ist, Marie Girault et Samuel Marin Belfond, membres de l’AICA-France, ont réalisé un rapport oral des quatre ateliers. Puis ils ont proposé une restitution personnelle écrite, destinée à garder trace des échanges qui ont eu lieu lors de ces ateliers.